NOUVELLE REGLE D ARBITRAGE POUR L OLYMPIADE 2016/2020

Extrait de l'esprit du Judo

 

Nouvelles règles d’arbitrage 2017

Les précisions de L’Esprit du Judo

De quoi sont faites ces nouvelles règles ?

1- Une seule valeur basse (non cumulative)
La première est sans doute l’une de celle qui fera le plus débat concerne l’adoption d’une unique « valeur basse » à la place des actuels « yuko » et « waza-ari ». Elle s’appellera probablement waza-ari et englobera l’actuel yuko et l’actuel waza-ari. Le ippon est conservé comme « valeur haute » et il est toujours le ippon que nous connaissons qui clôt le combat. Des voix s’élèvent déjà pour entamer une réflexion sur ce qui doit être défini comme un « vrai » ippon.
Information importante : contrairement à ce qui circule sur le net, il a été décidé que les « waza-ari » nouvelle formule ne se cumulent pas pour obtenir le ippon. En conséquence, le principe du « waza-ari – awazete – ippon » (deux waza-ari valent un ippon) disparaît.

2- Plus de hansokumake direct pour le contact aux jambes
Si le principe de l’interdiction des ramassements de jambe n’est pas remis en question, le contact intentionnel ou non-intentionnel ne sera plus sanctionné que d’un shido. Un second contact au cours du combat est en revanche toujours sanctionné d’un hansokumake. Une façon de s’épargner les drames qu’on a encore vu aux Jeux, dont la disqualification de la Française Priscilla Gneto.

4- Temps de combat réduit à quatre minutes
Encore une décision qui va faire débat : constatant l’effet négatif sur le plan de l’image d’un temps de combat différent sur les féminines et les masculins, la décision est prise de ramener tout le monde au même niveau, soit quatre minutes de combat, au lieu des cinq minutes actuelles pour les seniors masculins. Il est à noter cependant que la FIJ anticipe de plus fréquents « golden score » qui prolongeront les combats au-delà de ce temps de base. Cette égalité fille / garçon anticipe aussi la possibilité – c’est un projet défendu actuellement devant le CIO – d’un tournoi par équipes mixtes aux Jeux 2020, avec trois masculins, trois féminines. Un projet à l'état d'ébauche.

5- La pénalité ne permet plus de gagner le combat, sauf par hansokumake
Un décalage aux pénalités ne permet plus de décider du vainqueur à la fin du combat. Si aucune action n’a été comptabilisée, le combat continue au golden score. De même une pénalité obtenue au golden score n’arrêterait pas le combat. Seule, donc, une marque positive permet de l’emporter, ou la disqualification de l’adversaire. 
Information importante : Le nombre des shido pour la disqualification est réduit à trois. Ils restent au compteur au démarrage d’un golden score potentiel. 

6- La première marque après dix secondes en osae-komi
En cohérence avec la décision de ne créer qu’une valeur basse, le temps d’oase-komi pour cette première valeur (waza-ari nouvelle formule) est fixée à dix secondes. 

7- Un arbitrage orienté contre le « judo négatif » 
Peu commentée pour l’instant, cette nouvelle approche est pourtant sans doute la plus importante concernant la nouvelle olympiade. Le système d’arbitrage jugé trop complexe, serait simplifié, notamment sur les saisies, pour valoriser un arbitrage plus « dans l’esprit », demandant aux arbitres de laisser le temps au combattants de s’installer, en évitant de pénaliser trop systématiquement les points de détail. Très intéressante en soi, cette tendance demande à passer l’épreuve du feu. C’est sur le tapis que nous saurons si quelque chose se prépare vraiment à évoluer à ce niveau dans le futur.

Rendez-vous au tournoi de Paris pour les premiers effets des « règles d’arbitrage 2017 ».